22 décembre 2010
Photo-Mystère : la réponse !
Alors, qu'est-ce qui pouvait bien se cacher sur cette photo de résidus de houille parsemés d'herbes folles ?... Ni lézard ni cuculie, c'est Roger qui remporte la palme en proposant non seulement le bon Ordre (un Orthoptère) mais également la bonne famille (Oedipodidae) et probablement la bonne espèce : avec ses yeux globuleux et ses longues ailes dépassant largement les genoux postérieurs, ce criquet as du camouflage appartient sans doute à l'espèce Sphingonotus caerulans, l'Oedipode azurée ;-)
D'un peu plus près :
Et deux photos en bonus pour illustrer les spectaculaires variations de couleur des Oedipodes :
27 septembre 2010
Le retour du criquet-haricot
Mais oui, souvenez-vous : à l'été 2007, en Roumanie, j'avais photographié une étrange bestiole qui avait donné du fil à retordre aux amateurs de la catégorie "Photo-Mystère"... cette fois, nul besoin d'aller au bord de la Mer Noire pour observer la Truxale occitane (Acrida ungarica): ce criquet original est plutôt commun dans les cultures et friches méditerranéennes, mais il faut avoir de bons yeux (ou beaucoup de chance) pour distinguer sa silhouette allongée et ton sur ton parmi les chaumes de blé et les broussailles jaunies par le soleil ! La batterie de mon APN m'ayant lâchement abandonnée, je n'ai eu le temps de faire qu'une seule photo mais c'est déjà ça...
29 mars 2010
Egyptien
En balade hier après-midi, j'ai eu la surprise de voir décoller un grand truc plein de pattes produisant un ronflement d'hélicoptère alors que je passais dans un coin de pinède-garrigue bien ensoleillé. Ledit truc étant allé se percher au sommet d'un buisson, à plus de deux mètres de haut, mon petit mètre cinquante-neuf et moi-même étions bien embêtés mais tentant le tout pour le tout, j'ai escaladé les broussailles tant bien que mal en faisant doucement ployer la plus haute branche... et miracle, ma bestiole géante ne s'est pas envolée immédiatement et s'est même laissée tirer le portrait à trois reprises !
De près, j'ai bien vu que c'était un criquet ; sa taille plus que respectable (il dépassait allègrement la dizaine de cm d'envergure en vol) et ses yeux rayés sont caractéristiques du criquet égyptien, Anacridium aegyptium. Malgré sa ressemblance avec le criquet migrateur, cette espèce n'est pas grégaire et n'occasionne que très peu de dégâts dans nos contrées !
Les ailes dépassant largement de l'abdomen me font pencher pour un mâle mais je suis un peu surprise par sa très grande taille, ces messieurs étant d'ordinaire moins charpentés que les femelles...
11 mars 2010
Enfin un insecte !
Cet hiver n'en finit pas mais j'ai enfin vu des insectes le week-end dernier, notamment ce criquet qui se baladait sur un mini-éboulis ensoleillé... malheureusement, je ne pense pas qu'il ait survécu aux 15 cm de neige tombés lundi et qui n'ont toujours pas fondu sur les coteaux !
Cet Acrididae brunâtre ne présentant pas franchement de signes caractéristiques à première vue, j'ai fouillé au petit bonheur la chance dans la galerie des insectes et le genre Acrotylus me semble plutôt ressemblant, d'autant plus que ce sont quelques uns des rares criquets à passer l'hiver et qu'on les rencontre donc dès les premiers beaux jours.
En France, on compte 4 espèces d'Acrotylus dont 2 sont présentes dans l'Hérault : A. fisheri et A. insubricus.
En suivant ce fil de discussion, j'ai l'impression que le mien, avec ses longues ailes sans trop de noir au bout, ressemble plus à A. insubricus... mais c'est vraiment une impression ! (en plus la longueur des ailes s'estime par rapport au genou postérieur : mon criquet, "il dit qu'il a plus d'genou !" et moi je ne vois pas le rapport :D)
14 septembre 2009
Les joies de l'identification des criquets...
Qui dit "balade en montagne" dit "criquets en pagaille", et qui dit "criquets en pagaille" dit "détermination au doliprane" ! Après avoir photographié quelques-uns des nombreux Acridiens qui peuplaient l'herbe rase et les rochers près de notre zone de pique-nique, j'ai bien dû me rendre à l'évidence : rien ne ressemble plus à un criquet montagnard qu'un autre criquet montagnard...
C'est parti pour l'identification d'un premier spécimen, avec l'aide du site Aramel !
- La silhouette plutôt dodue et avec l'abdomen dépassant largement les ailes me font penser qu'il s'agit d'une femelle adulte
- Son allure générale de "criquet lambda" (pas de tête conique, d'ailes minuscules ou de silhouette trapue) m'oriente vers la famille des Acrididae
- Maintenant, le genre (c'est là que ça se complique un chouïa) : il me semble distinguer une dilatation du lobe basal de l'aile, ce qui en ferait un Chorthippus sp...
- Les carènes (lignes claires sur le thorax) coudées sont caractéristiques du sous-genre Glyptobothrus
- Les ailes dépassant nettement les genoux postérieurs, le sillon pronotal au milieu du thorax et le thorax pubescent me font pencher pour l'espèce Chorthippus brunneus, qu'en pensez-vous ?
05 mars 2009
Char d'assaut
Trapu, pourvu de deux antennes radar, blindé par une épaisse cuticule, camouflé par une coloration modèle "armée de terre - mission dans le désert", doté d'épines sur les tibias postérieurs, c'est un véritable engin de guerre que je décris là ! Mais pas de panique, il s'agit simplement d'un bébé criquet essayant de passer inaperçu au bord d'un chemin de randonnée, au cours de l'été 2006...
Peu de criquets possèdent cet aspect massif particulier, et j'hésitais surtout entre le genre Sphingonotus et le genre Oedipoda. Ces deux genres sont très semblables mais quelques critères permettent de les différencier : le plus pratique est la présence d'un décrochement sur le dessus du fémur postérieur chez Oedipoda (malheureusement, il n'a pas l'air très prononcé chez mon criquet !) ; on peut aussi regarder le thorax, sur lequel se trouve une carène en relief juste derrière la tête chez Oedipoda (bien visible cette fois !).
Je n'ose pas trop me prononcer sur l'espèce : Oedipoda coerulescens (à ailes bleues) semble plus courant dans les Hautes-Pyrénées que Oedipoda germanicus (à ailes rouges), mais cet individu étant une larve, impossible de voir la couleur de ses ailes en vol !
03 mars 2009
Criquet d'altitude
Aujourd'hui, encore des "vieilleries" ! Bien cachées au fond de mon dossier macro 2006 se trouvaient quelques photos intéressantes, comme ces deux clichés d'un joli criquet vert rencontré vers le cirque de Gavarnie le 14 juillet... Les Acrididae (la famille des criquets) sont assez difficiles à déterminer sur photo, mais les ailes bien vertes et surtout les palpes clairs de cet individu me font pencher pour une femelle d'Omocestus rufipes, le criquet noir-ébène !
26 février 2009
Dans les herbes hautes
Au cours de la même sortie terrain qu'hier, je suis tombée nez à antennes avec un joli petit orthoptère qui avait l'air aussi surpris que moi ! Surpris, mais surtout très timide : j'ai eu à peine le temps de faire une seule photo qu'il s'était déjà faufilé sous les broussailles... pas très pratique pour l'identification !
Son aspect général et ses longues antennes m'ont quand même orientée vers la famille des Tettigoniidae (les sauterelles) ; après, ça se corse un peu ! La large bande blanche sur le bord du pronotum me fait penser à une decticelle (genre Metrioptera)... mais rien de certain, il faut que j'approfondisse ces recherches !
02 octobre 2008
Tenue de camouflage #2
Tel son congénère rencontré
au mois d'août, ce petit criquet haut-garonnais était bien difficile à
repérer... mais les orthoptères adorent sauter et celui-ci a atterri au beau
milieu d'une grande allée forestière, m'obligeant à zigzaguer entre vélos et
promeneurs du dimanche pour le mettre dans la boîte ;-)
Avec sa couleur vert pomme, ses antennes de taille moyenne, son œil beige et
les deux taches noires irrégulières sur la "cuisse", je pense avoir
affaire à un membre de l'espèce Aiolopus strepens, de la famille des
Acrididae.
Ps : Aujourd'hui, c'est la 300ème note de ce blog, champagne ! :D
19 septembre 2008
Tenue de camouflage
Avec sa tenue "treillis" (à faire pâlir d'envie
les militaires de l'armée de terre !) spécialement étudiée pour passer le plus
inaperçu possible dans la garrigue provençale, ce criquet était bien difficile
à repérer... heureusement, il a eu la bonne idée de s'envoler devant moi pour
se poser bien en évidence quelques mètres plus loin : une approche à quatre
pattes plus tard, clic clac il était dans la boîte !
J'ai eu un peu de mal à l'identifier (des criquets beige/vert, ce n'est pas ce
qui manque sur les photos et dessins des guides !) mais je suis quasiment sûre
qu'il s'agit d'un bel Oedaleus decorus, avec ses longues antennes
fines, une "larme" blanche sous l'œil et deux traits + un point
pâles sur le thorax...
























