Farniente
Retour en Lorraine avec ces deux portraits de Lézard des murailles photographié au mois d'août sur un ancien terril de charbon. Difficiles d'accès (400 m de grimpette presque verticale sur du charbon friable et glissant c'est assez décourageant, croyez-moi), colonisés par les bouleaux et loin de toute habitation humaine, ces vestiges de l'activité minière constituent désormais des biotopes très appréciés par la faune sauvage qui s'y promène en toute quiétude au milieu des fougères fossilisées.
Ce beau spécimen de Lézard des murailles en est la preuve, il était tellement confiant que je pouvais lui compter les écailles à l'œil nu !
Paresseuse comme une couleuvre
Encore et toujours au cours de mes inventaires estivaux, mais cette fois en Haute-Loire, je suis tombée tout à fait par hasard sur une belle couleuvre qui dormait tranquillement dans les herbes hautes chauffées par le soleil de début d'après-midi. L'ayant aperçue au dernier moment (un peu plus et je lui marchais dessus !), je n'ai hélas pas pu éviter de la réveiller et elle s'en est allée paisiblement après m'avoir accordé quelques secondes de pose pour les photos :-)
Concernant son identification, sa petite taille et sa silhouette svelte me font pencher pour une Coronelle, mais difficile de départager les deux espèces sosies que sont la Coronelle lisse (Coronella austriaca) et la Coronelle girondine (Coronella girondica) ; cependant, grâce au site coronella.free.fr, j'ai pu me décider en faveur de la Coronelle lisse : pas de ligne claire sur le dos, calotte sombre bien marquée sur la tête, bande noire entre le nez et l'œil, pas de "larme" noire sous l'œil... seul élément de doute, les deux traits sombres en arrière de la tête reliant la calotte au premier motif dorsal sont plus caractéristiques de la girondine mais ils peuvent également être présents chez la lisse.
Lézard curieux
Aujourd'hui, voici quelques portraits d'un lézard des murailles "coincé" dans la galerie formée par les pierres d'un muret : il n'y avait que deux issues possibles et je l'attendais à chaque sortie ! C'était assez drôle de le voir tirer le nez pour vérifier si la voie était libre ! Après une ou deux minutes de ce petit jeu, je l'ai laissé tranquille et il en a aussitôt profité pour... visiter mon sac à dos posé au pied du mur (malheureusement, pas de photo : j'étais trop occupée à le faire sortir de là sans lui faire de mal !)
Sortie par la gauche...
Ou par la droite ?
Oeil vif
En faisant un petit tri dans mes photos de l'été, j'ai retrouvé ce lézard pyrénéen qui me regardait d'un œil brillant sous le buisson qui lui servait de refuge... N'étant pas très forte en identification de reptiles et n'ayant que cette photo sous la main, je préfère en rester à "lézard" pour son petit nom (il y a plusieurs espèces de lézards dans les Pyrénées, outre le commun lézard des murailles).
A cause d'une fin de semestre universitaire un peu chargée, je n'ai pas trop le temps de faire des mises à jours régulières ici, désolée ! En attendant, voici une petite photo d'une rencontre fortuite avec un lézard vert le week-end dernier : se croyant bien camouflé dans les herbes, il m'a laissé l'approcher à quelques centimètres sans paniquer et s'est ensuite éloigné tranquillement dans les buissons... Il y en avait un deuxième plus vivement coloré (un mâle ?) mais celui-ci était beaucoup plus farouche et je n'ai pas pu le photographier !
Ocelles
Alors que nous visitions les ruines romaines de Conimbriga -à deux pas de la ville universitaire de Coïmbra-, un éclair vert et bleu sur un muret de pierres sèches a attiré l'attention de mon grand-père (l'avantage des voyages en famille c'est qu'il y a d'autant plus de paires d'yeux disponibles pour repérer les choses intéressantes :D) ; délaissant un instant vestiges antiques et mosaïques, nous observâmes ce qui se passait dans le trou où le susdit éclair avait filé, et tombâmes nez-à-museau avec... ça :
Un lézard géant, énorme par rapport aux petits lézards gris des murailles qu'on peut voir à Toulouse ! Un peu étonné par le flash (je n'ai pas pu éviter de l'aveugler, sinon pas de photo du tout), celui-ci a prudemment sorti le nez dehors pendant que nous essayions d'imiter les colonnes de marbre le plus fidèlement possible :
Quel oeil noir ! La couleur verte de sa tête laissait présager deux possibilités : lézard vert ou lézard ocellé... Comme nous prenions peu à peu racine, en apnée depuis quelques interminables dizaines de secondes, il en a profité pour déguerpir sans demander son reste, me laissant tout juste le temps de prendre une dernière photo ! Et miracle, on peut apercevoir sur cette dernière de magnifiques ocelles vertes et bleues qui ne laissent aucun doute sur l'identité de ce Lacertidé : Timon lepidus (anciennement Lacerta lepida), ou lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe qui peut allègrement dépasser les 50 cm de long...
Première sortie
Une belle journée de février ensoleillée, ça a de quoi vous réveiller le plus frileux des lézards ! Bien qu'encore un peu engourdis par l'hibernation, de nombreux Podarcis muralis commencent à sortir de leurs cachettes d'hiver (vieilles souches, tas de cailloux, vieux murs et fissures des bâtiments...) pour aller se dorer au soleil.
Ils doivent vite reprendre des forces car la saison de la reproduction commence bientôt, et ce n'est pas vraiment de tout repos...
Et pour la deuxième fois, bravo à Monsieur qui a deviné le petit nom de la tisserande mystérieuse ! Il s'agissait en effet de l'oeuvre d'une Zygielle des fenêtres (Zygiella x-notata). Pour la peine, voici une photo de cette jolie - mais discrète - araignée ! (Déjà photographiée, mais en contre-jour ! ;-))
Lézardage au soleil
Un portrait difficilement obtenu après une bonne dizaine de minutes d'immobilité complète* (et une méga crampe au mollet droit par la même occasion). Monsieur - ou Madame, je ne lui ai pas demandé - lézard des murailles étant en effet très susceptible, je tiens à dire que je suis très contente de cette photo ! (chose étrange, il détalait dès que je bougeais un cil, mais regardait sans broncher l'objectif de mon appareil à 2 cm de son nez... Allez comprendre).
* Et c'est toujours dans ces moments là qu'une araignée aventureuse décide fort à propos d'explorer votre cou, ou qu'un frelon mal embouché vous fonce dessus sans sommation. La vie est décidément très mal faite.


















