Halte-garderie
Il y a quelques semaines sont apparues de drôles de décorations dans les arbustes du jardin : des "boules" oranges et noires... qui s'éparpillaient en une fraction de seconde dès que quelqu'un s'approchait de trop près ! Il s'agissait tout simplement de bébés épeires diadèmes, rassemblés en grappes pour se protéger des intempéries. Une simple secousse les fait tous s'égayer tel un feu d'artifice, pour mieux se regrouper ensuite ! Chaque jeune épeire prend ensuite son indépendance grâce à un fil de soie emporté par le vent...
Mauvais présage ?
Toujours dans cette belle prairie tarn-et-garonnaise, j'ai rencontré plusieurs petits cétoines sombres très occupés à se gorger de pollen... ou a batifoler dans les fleurs, les petits coquins !
Heureusement que je ne suis pas superstitieuse, car leurs noms latin (Oxythyrea funesta) et vernaculaire (le Drap mortuaire) ne présagent rien de bon... mais quand on le regarde de plus près, ce Cetoniidae plutôt commun est très joli avec ses élytres d'un noir brillant constellées de points blancs ou ocres !
On peut remarquer ici la très nette différence de pigmentation entre le mâle et la femelle.
Pyramide
Dans la même prairie que celle où batifolaient ces mélitées, je suis tombée nez à pétales avec cette belle orchidée rose à la forme caractéristique : l'inflorescence pyramidale et les fleurs unies au labelle très découpé indiquent en effet qu'il s'agit de l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), une espèce assez commune et présente dans les prairies non amendées et les pelouses assez calcaires.
Plus près...
... encore plus près !
Longues antennes
Suite à des petits problèmes techniques et autres empêchements indépendants de ma volonté, je n'ai pas vraiment tenu ma promesse de réanimer ce blog... J'en suis encore une fois désolée, d'autant plus que ce ne sont pas les photos qui manquent !
Pour aujourd'hui, voici deux images d'un joli coléo rencontré il y a déjà deux semaines dans un fossé du Tarn-et-Garonne ; ses longues antennes annelées et la "poudre" jaunâtre qui le recouvre indiquent sans doute possible qu'il s'agit d'un Cerambycidae du genre Agapanthia... je me risque même à avancer Agapanthia villosoviridescens pour l'espèce !
Hou... c'est haut !
Sautera, sautera pas ?
Sentinelle
Lors d'une balade dans le piémont ariégeois hier après-midi, j'ai pu observer de très nombreux passereaux perchés au sommet des arbres bordant le sentier : bien en évidence sur la plus haute branche, ils lançaient des trilles enthousiastes avant de décoller à la verticale, de faire une volte aérienne en chantant puis de se reposer exactement au même endroit !
Intriguée par leur manège, j'ai tenté quelques digiscopies, d'abord sur quelques individus "arboricoles" puis sur un modèle plus coopératif qui avait choisi un piquet de clôture comme poste de chant... Leur bec fin et leur silhouette allongée m'ont permis de les identifier comme des pipits (Motacillidés du genre Anthus), mais c'est une autre paire de manches pour arriver jusqu'à l'espèce ! J'hésite principalement entre le pipit des arbres et le pipit farlouse mais le milieu plutôt sec et dégagé me fait plus pencher pour Anthus trivialis (le pipit des arbres), qu'en pensez-vous ?
Reprise des activités
Après quinze jours sans signe de vie, il est plus que temps de réanimer ce blog... Allez, j'ouvre les fenêtres, je dépoussière un peu l'interface de rédaction et voilà une nouvelle note !
Encore un papillon, mais c'est de saison ;-)
Voici donc une petite présentation de la jolie Mélitée des Centaurées, aussi connue sous le nom de Melitaea phoebe (si je ne trompe pas) :

En amoureux (avec un araignée-Napoléon en guest-star)

Non mais c'est qu'elle devient franchement indiscrète, cette photographe !


























